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Le charme des maisons à colombages

Une maison normande, quoi de plus joli et de plus typique. Avec elle, c’est tout un passé qui revit. Les anciennes façades révèlent un art de construire, un mode de pensée, un sens artistique des générations qui nous ont précédées. C’est aussi un un livre ouvert sur les temps anciens (M. F.Thiron).

L’origine de ces maisons à pans de bois

Dans le Pays d’Auge, on rencontre surtout des maisons à pans de bois.

Ce type de construction s’est répandu au Moyen Age, puis à la Renaissance.

On attribue ce foisonnement à un besoin de remplacer des matériaux solides comme la pierre, par économie et parce que le bois et la terre sont des éléments de construction répandus dans la région.

La chaumière est avant tout la maison que l’on construisait soi même avec les matériaux naturels exploités sur place : le silex pour les soubassements, le chêne pour les colombages, le torchis (mélange de terre, d’argile et de paille ) pour le remplissage des murs et les roseaux des marais pour la couverture.

 

Un charme authentique…

Au milieu du 18ème siècle, le colombage n’est plus à la mode, et les propriétaires recouvrent leurs façades de plâtre.

On camouflait les pans de bois apparents pour imiter parfois la pierre qu’on ne pouvait s’offrir. Mais au début, il est vrai qu’il s’agissait surtout de limiter les risques d’incendies.

Le bourg de Cormeilles, pour encourager la restauration des façades, accorde une subvention aux propriétaires qui remettent en valeur le colombage ancien de leur maison (au départ cette subvention s’élevait à 10 Frs/mètre carré).

Cette restauration, dans les traditions normandes, rend plus agréable l’aspect du bourg et permet aux façades de retrouver leur aspect primitif.

 

A chaque époque, sa mode, son style d’architecture…

Cormeilles a su se moderniser tout en préservant le “cachet Pays d’Auge”. En flânant dans le bourg, on peut découvrir de jolies maisons à colombages du 18ème voir même du 15ème.

Dans la rue de Pont Audemer, l’ancienne voie romaine qui reliait Lisieux à Lillebone, se trouvent les maisons les plus anciennes.

On y trouve un ancien relais de poste datant du 16ème siècle (maison de monsieur Miranda : artiste peintre-sculpteur) avec une très belle poutre sculptée de loups rageurs, mais aussi des façades recouvertes d’ardoises (Essentage : système de protection des façades).

La brocante du Mont Mirel est installée dans une maison du 18ème : on y découvre des panneaux à entrelacs (comme à Blangy le Château), une ceinture de façade, des décors en épis… A cette époque, on charge les façades, contrairement au 16ème siècle où les colombages sont simples et très serré, il y a peu d’obliques.

Au carrefour des deux places, Le Bonhomme Cormeilles : visage en bois sculpté du 16ème siècle, mais aussi l’ancien relais de diligences, situé dans la cour du Bras d’Or, estimé du 15ème siècle qui abrite des statuettes plus récentes mais très bien intégrées au bâtiment.

Le long de la Calonne se trouve un ancien atelier de tannerie (en cours de restauration) et un séchoir à lin du 15ème siècle, doté d’un système de ventilation particulier que l’on appelle un système à clin ou à clairevoies.

 

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