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Danny Boy : Le 1er Rockeur Français

 

Bien avant les Jhonny, Eddy et autre Dick, il n’est pas mensonge que de prétendre que ce Normand de pur cru, dès la fin des années cinquante, sous son vrai patronyme “Claude Piron” puis (pour faire un peu plus mode) sous un pseudonyme américanisé “Danny Boy”, fut l’un des précurseurs du rock n’roll français. Certains spécialistes (et pas des moindres) le considèrent même comme le tout premier vrai Rock’n Rolleur Français.

Les débuts d’une future Star :

Né le 25 janvier 1936 à Saint Pierre de Cormeilles, il est le fils de Simone, mère au foyer et de  Marcel, ébéniste de son état, qui à ses moments perdus, lorsqu’il délaisse le bois, s’adonne à sa seconde passion ”le saxo” qui parfois, accompagne son propre père “Joseph” qui lui, affectionne tout particulièrement  chanter.

Il n’est pas rare ainsi, que le petit Claude et son frère Hugues assistent régulièrement  à de belles veillées familiales ou fêtes patronales animées par  son père et son grand père.

 

Après avoir été scolarisé à Saint-Sylvestre de Cormeilles, Claude se retrouve sur les bancs de l’école primaire de Lieurey où il connaîtra sa première gloire théâtrale en interprétant le petit prince dans Blanche Neige. En 1943, atteint d’une rougeole, dite rentrée, Claude commence à devenir aveugle et pratiquement paralysé jusqu’au moment où un bombardement le fait tomber de son lit . Sa peur est telle qu’elle lui fait sortir sa rougeole. Il est alors guéri !

Suite à la séparation de ses parents, alors qu’il vient tout juste de fêter ses 12 ans, Claude suit sa mère et son beau père à Paris, puis Lille et Cassis. Bien qu’apprenant le métier de poissonnier, l’envie de chanter pour Claude se  fait de plus en plus pressante.  Il rencontre le pianiste Marcel  Mazza, que son beau père a engagé dans son restaurant de Cassis “  Le relais de la Belle”. C’est Marcel qui fera monter pour la première fois Claude, qui n’a que 17ans, sur scène, à  Marseille, dans une boîte plutôt louche appelée : “Le Drap d’or”.

La famille Piron ayant la bougeotte remonte à Paris. Malgré son envie folle de brûler les planches, les portes des cabarets parisiens restent désespérément fermées. Claude est  contraint de reprendre le métier de poissonnier, rue cadet, jusqu’au jours où il décroche son premier contrat dans un cabaret de la rive droite, “le Libertis” situé Place Blanche.

Les premiers succès :

 

En 1958, Claude rencontre  le comédien et chansonnier Henri Genés (alors au summum de sa carrière) qui l’engage (pour une tournée française).

 

Après quelques cabarets, la chance se présente enfin sous les traits d’une femme, Mme Suzie Lebrun, qui l’engage à l’ECHELLE DE JACOB à côté d’un autre tout jeune débutant de  JACQUES BREL et en première partie des TROIS MENESTREL, JEAN YANN , FRANCOIS DEGUELT , GINETTE GARCIN, JEAN MARIE PROSLIER ou encore JEAN ROCHEFORT ET PHILIPPE NOIRET.

 

Le compositeur et ami de l’époque Georges ABER lui écrit alors sa première chanson “ A Coups de dents” et  signe, en 1958,  chez DUCRETET THOMSON où Jany Guirault lui écrit et fait enregistrer  le premier véritable rock français “Allez Aller”. Claude enregistre alors plusieurs autres disques dont “D’OU VIENS TU  BILLY BOY ?” repris par un autre jeune débutant DANYEL GERALD. Mais le succès n’est pas au rendez-vous. Claude, visiblement trop en avance sur son époque, décide de s’exiler en Espagne.

En 1960, le rock est enfin reconnu. Claude décide de revenir en France et comme le nom des nouvelles idoles sont américanisés,  Claude Piron devient  “Danny Boy” et signe Chez Ricordy où il adapte trois créations d’ELVIS PRESLEY “je ne veux plus être un dragueur, un collier de tes bras et son premier succès”.

C’est encore une souris. Sur scène il est entouré d’un groupe cagoulé “Les Pénitents”.   En 1962,la mode étant au Twist, tout vêtu de blanc, il en devient l’archange  et fait une  tournée mémorable de plus de 6 mois avec le cirque PINDER et apparait chaque soir sur le petit écran. L’été de cette même année, la direction du cirque lui demande de se séparer des Pénitents qu’il remplace tout aussi vite par les Pingouins  dont le chanteur “LOU VINCENT qui vient d’être appelé sous les drapeaux qui deviendra le leader du groupe AU BONHEUR DES DAMES.

Après la tournée PINDER,  Claude remplacera au pieds levé CLAUDE FRANCOIS à l’Olympia  et s’essayera  au cinéma comme jeune premier dans “les Difficultés d’être infidèle. Charles Aznavour  en personne lui écrira  un fantastique slow ”MA SOLITUDE”.

En 1967 après que l’armée l’ai rattrapé, il participe à une grande tournée “L’épopée du rock” au côté de grandes têtes d’affiches de l’époque dont VINCE TAYLOR. A la fin de cette tournée, en octobre à Cahors, il confit à JOHNNY, qu’il vient pourtant de lui demander de participer à sa prochaine tournée, qu’il veut tout arrêter.

Le retour aux sources :

Après s’être exercé à plusieurs métiers, Danny revient en Normandie, s’installe avec sa petite famille à  Saint Sylvestre de Cormeilles  et redevient  poissonnier. Mais chaque fois que l’occasion se présente, il remonte sur scène et plusieurs de ses disques vinyles, qui sont réédités en CD,  connaissent un succès d’intérêt. A Saint Sylvestre, il deviendra le président du comité des fêtes de la petite commune et  profitera de  la foire aux célibataires qu’il organisera pour remonter sur scène avec les Pénitents, puis en 1984, toujours à Saint Sylvestre, il créera un festival du rock où une quinzaine d’artistes sixties seront à l’affiche.

En 1990 et 1992 avec ses amis Yves Messé, Joel Huchon et Michel Renoux,  au côté de (Moustique, Danyel Gérard, les Lionceaux, Monikia des Surf,  Burt Blanca, Francky Jordan, Billybridge, El toro, Salvadore Adamo, Noel Deschamps,  Monty, ou encore C. Jerome) il sera l’une des vedettes des festivals des années soixantes de Cormeilles qui accueillera à chaque fois plus de 2000 fans des années 60.

Toujours à  Cormeilles,  toujours avec ses copains cormeillais (précités) et son fils Stéphane  il participera à d’autres rendez vous rockabilly.  Au côté d’Alain Delon, il sera un des invités d’honneur de la soirée anniversaires du cirque PINDER et l’une des  têtes d’affiches au CID de Deauville  puis à l’Olympia : soirées mémorables dédiées au rock.

Depuis, Danny continue de chanter en France, en Belgique et a fait parti de plusieurs croisières années 60 en méditerranée.  En 2009, chez IGWT Music, Danny proposera un CD intitulé “Deux siècles de Danny Boy compilant  tous ses titres  et un nouveau “ Quelques Bougies” et  un instrumental “Some Candles”.

 

Article rédigé par Yves Messé.

 

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