Cormeilles en Pays d'auge Cormeilles en Pays d'auge Cormeilles en Pays d'auge Cormeilles en Pays d'auge Cormeilles en Pays d'auge Cormeilles en Pays d'auge
La Newsletter ! Abonnez-vous...
Taille du texteAugmenter la taille du texteRevenir à la taille du texte par défautRéduire la taille du texte

Albert Demangeon

Un Cormeillais passionné de géographie…

Albert Demangeon est un géographe français, né à Cormeilles en 1872.

Il passe son enfance à Gaillon et fait de brillantes études qui le conduisent à l’école normale supérieure (ENS) où il entre en 1892.

Il découvre alors la géographie moderne grâce à son professeur Paul Vidal de la Blache.

Agrégé en 1895, il est d’abord professeur de lycée, puis “maître-surveillant” à l’ENS.

Sa thèse sur la Picardie, soutenue en 1905, obtient un grand succès : elle est considérée comme le modèle de la géographie régionale à la française.

Il commence alors une carrière universitaire, d’abord à Lille puis à la Sorbonne (1911) où il s’oriente vers la géographie humaine.

Auteur de nombreux ouvrages

Il est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages – auxquels s’ajoutent une dizaine de manuels scolaires –, d’une centaine d’articles et d’un millier de notes et de comptes-rendus. Son œuvre ne se développe pas dans un cadre théorique précis.

Albert Demangeon participe à la Géographie universelle dont il rédige les deux premiers volumes (1927) et les deux derniers qui paraîtront après sa mort (1946 et 1948).

Il publie de nombreux articles sur l’habitat rural et s’intéresse même au folklore mais il s’inquiète aussi aux problèmes économiques et politiques du monde. Son ouvrage, Le déclin de l’Europe (1920), où il met en évidence la fin de la domination économique de l’Europe après la Première Guerre mondiale, a un grand retentissement.

Il renouvelle également les méthodes de recherches en géographie : il met au point des questionnaires dès 1909 et dirige de grandes enquêtes dans les années 1930. Il est, par ailleurs, proche des historiens. Ainsi, il aide Lucien Febvre à fonder les Annales d’histoire économique et sociale (1929) et il y participe activement ; il écrit aussi avec lui deux livres sur le Rhin (1931 et 1935).

C’est enfin un pédagogue qui rédige des manuels pour l’enseignement secondaire mais aussi pour l’enseignement primaire, et qui, en fondant une société d’instituteurs, se préoccupe de la culture de ceux-ci.

Il meurt au début de l’occupation sans avoir achevé le Traité de géographie humaine auquel il songeait depuis longtemps. Ses collègues lui rendent hommage en publiant un livre, Problèmes de géographie humaine (1942) qui contient une liste – incomplète – de ses publications géographiques et, essentiellement, une réédition de ses articles jugés à l’époque comme les plus importants.

  • Facebook
  • Twitter
  • Google Buzz
  • MSN Reporter
Retour en haut de page